

La redoute (ouvrage de fortification détaché) de Sablanceaux se trouve à l’entrée de l’île de Ré. Elle fut construite en 1673 et remaniée maintes fois. Vauban, dans son projet de fortification en 1681, refondit complètement l’ouvrage qui était une des premières protections du port de La Rochelle. La redoute contenait un magasin à poudre, deux puits, un corps de garde et un magasin. Les Allemands, pendant la seconde guerre mondiale, furent les derniers à la modifier.

Le pont livré en mai 1988, fut l’objet de long et vifs débats qui avaient commencé au début du XX ème siècle ! Il mesure 2,927 mètres, c’est le deuxième pont le plus long de France. Financé par le Conseil Général de la Charente-Maritime, il remplaça le système de bacs, pour un budget de 59 millions d’euros. Constitué de 6 viaducs qui furent posés les uns à la suite des autres sur 28 piles, le pont culmine à 42 mètres au dessus du niveau de la mer, pour laisser passer les hauts navires. Le record de fréquentation date de 2009 avec plus de 16 000 passages en une journée.


Le fort de La Prée fut construit par le Maréchal de Toiras, avant le siège de 1627 mené par les Anglais. La majeure partie des pierres qui forment cet édifice proviennent de l’abbaye des Chateliers qui, à l’époque, était déjà en ruine. Son emplacement est très stratégique : situé sur un endroit haut, il permettait de surveiller tous les bateaux qui venaient du Pertuis Breton à La Rochelle. A l’intérieur, une grande place carrée est encadré de quatre bastions. Longtemps géré par l’Administration Pénitentiaire, ils est désormais ouvert à la visite.


La construction de citadelle de Saint-Martin, imaginée par Vauban, débuta en 1681 et fut achevée en 1685. Elle fut montée sur les ruines d’une ancienne. L’ouvrage mesure 280 mètres de côté, possède son propre petit port et pouvait accueillir plus de mille hommes, des magasins à poudre, une chapelle... La citadelle ne connut qu’une attaque en 1696, des flottes anglaises et hollandaises et devint rapidement une prison royale. Des prêtres réfractaires, en 1798, aux Communards puis aux bagnards, la citadelle est toujours de nos jours un lieu d’enfermement. En 1970, on ajouta la caserne Toiras, à l’entrée de la ville, qui complète désormais la plus grande Maison Centrale de France avec 500 détenus. L’administration Pénitentiaire a toujours joué un grand rôle dans l’économie Rétaise, même si elle est toujours cachée de la vue des touristes...


C’est après la première guerre mondiale que le monument aux morts fut érigé, à La Couarde. A l’initiative de l’instituteur du village, Gaston Bonnin, qui perdu un de ses enfants, l’aigle allemand y figure terrassé. L’histoire raconte que le projet architectural fut dessiné sur un mur, lors d’un repas. Il est unique en France et pendant la seconde guerre mondiale, l’aigle fut caché par les Couardais pour ne pas être fondu par les allemands.


Les écluses à poissons sont aussi appelées les pêcheries. Ces vastes arcs de cercle peuvent mesurer plusieurs centaines de mètres de long. Elles sont montées avec des pierres rangées dans un ordre précis, et le ciment naturel n’est rien d’autre que des huîtres ! Le système de pêche est très simple : à chaque marée, des poissons sont enfermés dans ce piège et y restent coincés. A la fin du XX eme siècle, on comptait plus de 100 ouvrages qui demandaient beaucoup d’entretien et surtout permettait de lutter efficacement contre l’érosion du littoral. Plusieurs familles se nourrissaient avec les écluses, chacune ayant leur « part ».


La Poudrière Saint-Louis fut érigée en 1685. Elle est située à l’abri des bombes, juste derrière les remparts de la ville. On l’aperçoit en venant de La Flotte. Peu remaniée depuis, elle possède d’épais murs que des contreforts viennent renforcer. On pouvait stocker à l’intérieur cinquante cinq tonnes de poudre. C’est un élément récurent dans les fortifications de Vauban.


Situé à côté de l’église, le kiosque à musique est le dernier témoin sur l’île de Ré. Construit en 1895, il fut restauré entièrement en 1989 grâce à la générosité des Couardais. Depuis plus de cent ans, chaque fin de semaine dans l’été, un concert est donné par des musiciens de l’île de Ré rassemblés en harmonies, banda ou formation swing.


La Coopérative des vignerons de l’île de Ré est issue d’un syndicat crée en 1890. Elle fut construite en 1951 pour lutter, à l’époque, contre la crise de la viticulture. Elle regroupe désormais les vignerons et les maraichers. Côté vignerons, Ré produit de nos jours des vins de cépages et d’assemblages, du pineau, du cognac et des vins mousseux. Côté maraichage, le produit phare est la pomme de terre de l’île de Ré, une Appellation d’Origine Protégée( AOP). Deux variétés sont cultivées : l’Alcmaria, en primeur puis la Charlotte.


C’est en 1940 que les Allemands avec l’organisation Todt ont construit plus de 35 ouvrages pour défendre la base de La Rochelle qui abritait les sous marins : les U-Boot. Chaque point fortifié, depuis Saint-Martin, portait un prénom féminin et un numéro. Au Bois Plage, se trouvait le capitaine responsable de toute l’artillerie de l’ile. Sur la dune, on trouve encore de nos jours la deuxième plus importante position d’artillerie, son poste de commandement semi enterré et un observatoire extérieur, ce sont les positions Fanny et Herta. Elles pouvaient accueillir un canon de 150 mm, qui fut ferraillé à la fin de la guerre.


Le moulin du Morinant est le seul resté intact sur l’île de Ré. Pourtant, au XVII siècle, on recensait 76 moulins à vent et 7 à marée. Le blé était autrefois importé, et il fallait fournir en farine les 17 000 habitant qui peuplaient l’île à l’époque. La farine était également vendue comme ravitaillement aux navires en escale dans les ports Rétais. On trouve également, à Ars, de nombreux moulins reconvertis en habitations secondaires.


Depuis 1949, le fort du Grouin appartient à un particulier. Sa construction débuta en 1860, après plusieurs projets. Parfaitement conservé car jamais attaqué, c’est un symbole de l’architecture du XIX ème siècle. Autrefois desservi par un pont levis, il fut déclassé en 1881.


Les moulins à eau, ou moulins à marée, furent construits dans l’île de Ré au début du XIII ème siècle. Il servaient alors à moudre le blé mais aussi à créer des « chasses » d’eau pour enlever la vase qui se déposait dans les canaux des marais. On compta jusqu’à 8 moulins à eau sur le territoire. A loix, le moulin date du XVII siècle, il fut transformé en laverie de sel avant de devenir, à partir de 1896 une résidence.


En 1898, le petit train de l’île de Ré : L’Economiques des Charentes fut mis en service, un souhait du Conseil Général de l’époque. Le « Torillard » desservait toute l’île, la gare du port d’Ars est l’un des seuls témoins de cette rocambolesque histoire. Il a fallut plus de 3000 expropriations pour construire ces voies métriques et le sel, charbon et bois furent vite remplacés par les touristes, les premiers « baigneurs ». Si tout allait bien ( ce qui était rare ! ) le train roulait à 30 km/heure au maximum. Il fut détrôné par les autobus à la fin des années 1930.


C’est au lieu dit La Grange que fut construite une usine à sardine en 1910. A l’époque, les alentours de l’île regorgeaient de sardines et l’on construisit en 1916 une jetée longue de 70 mètres pour accueillir les bateaux. Les sardines emboitées étaient ensuite acheminées avec le train, au port, pour être embarquées. L’usine ferma ses portes en 1939 et les bâtiments furent détruits par l’occupation allemande : une grande cheminée était trop visible, en mer.


C’est à Ars que furent construits les structures d’observation et de commandement opérationnels du Mur de l’Atlantique. Sur le front de mer, nombre de petits blockaus formaient la position Kathe, puis plus en arrière, la position Kora recevait quatre canons français de 1917 pouvant tirer à 23 Km, sur 360 °. Dans le petit bois de La Combe a l’Eau, se trouve encore la position Karola : une tour de béton à six niveaux qui comportait une base de commandement et un télémètre de 11 mètres de long.


C’est dans un ancien hangar à sel que se trouve l’association de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, créé en 1912 à Rochefort. Rebaptisée La Maison du Fier, cet imposant bâtiment noir en forme de demi lune est le point de départ des visites de Lilleau des Niges, la réserve naturelle nationale qui couvre presque l’ensemble du Fier d’Ars. Le hangar fut construit en 1914 et restauré en 2000. Au début du XX eme siècle, on en comptait une dizaine, construits en bois pour abriter les récoltes de sel.